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    Dans la roue d'Europ'raid, ép. 6 (Roumanie - Hongrie)

    La mythique Transfagarasan

    Bienvenue en Roumanie ! Bienvenue en Roumanie !

    On parle souvent de la route 66 aux États-Unis, beaucoup moins de la Transfagarasan en Roumanie. Pourtant, cette longue route de 115 km qui relie Pitesti à Sibiu est tout aussi mythique. Perchée à 2000 mètres d’altitude, elle offre une vue imprenable sur les Carpates. On the road ! (sixième épisode du feuilleton Dans la roue d'Europ'raid)

    Les clichés sur la Roumanie ont la vie dure ! Une preuve ? J’ai été très étonnée de trouver à Bucarest, pourtant capitale du pays, des centres commerciaux et des enseignes françaises voire internationales. La ville que l’on surnomme même « le petit Paris de l’Europe de l’Est » m’a surprise. Mais à quoi donc m’attendais-je ? Eh bien, à la Roumanie, pardi ! Vous savez bien, quand des Allemands de l’Ouest disent avec dédain : « Quoi ? Tu es allée à Karl-Marx-Allee ? Mais c’est la Roumanie ! » Comprendre que c’est le quartier populaire, pauvre et qui n’a aucun intérêt. Et même si ce jour-là, vous trouvez qu’ils exagèrent fortement, vous ne pourrez vous défaire de cette image qu’ils ont réussi à instiller en vous.

    La fête du "martisor" en Roumanie

    Le "martisor" (nom populaire du mois de mars) est fêté en Roumanie le premier jour de mars, les femmes recevant en cadeau des petits pendentifs attachés à un cordonnet tressé rouge et blanc. Bien qu’on ne connaisse pas exactement l’ancienneté de cette tradition, on sait que le premier jour du printemps était célébré il y a environ 8 000 ans, le "martisor" ayant sa souche dans les coutumes et les pratiques agraires de cette époque. On dit que le "martisor" porte bonheur et chance. Il est porté pendant quelques jours, à partir du 1er mars.

    Alors loin de moi l’idée de vous dire que la Roumanie est un pays riche, qui ne connaît pas la pauvreté. Mais ce n’est pas uniquement cela. Et c’est une de mes plus grandes surprises durant ce voyage avec Europ’raid. Bucarest est une ville moderne, accueillante,multiculturelle et réjouissante. Chaque immeuble est une invitation à lever la tête vers les cieux roumains. Chaque ruelle est une promenade mystérieuse et labyrinthique. Là, des graffs qui colorent le paysage urbain. Ici, des échoppes aux devantures qui invitent à pousser la porte du barbier, de l’épicier ou du petit resto si typique. Et si Paris vaut bien une messe, Bucarest vaut bien un petit écart du bivouac. Pris par le charme de la capitale, alors que le soleil commençait à se coucher, ce soir-là, avec mes copilotes, nous avons décidé de grappiller quelques heures pour profiter de Bucarest by night. Oh pas de folie ! À 22 heures, nous étions au bivouac… Mais nous avons senti bruisser la ville entre chien et loup. Certainement, l’une des plus belles soirées estivales en Europe de l’Est…

    Saucisson et fromage sur le bord de la Transfagarasan

    Mais la capitale roumaine ne doit pas faire oublier les campagnes verdoyantes. Nous les avons traversées pour rejoindre la mythique route appelée Transfagarasan (prononcez : "Transfagarassane !!!". Longue de 115 km, perchée à 2000 mètres d’altitude. Ce dimanche-là, les Roumaines, fichus sur la tête, rejoignent en file indienne les églises des bourgs. Ce qui surprend, c’est le décalage de rythme, mais aussi de modernité avec la capitale. Les petites maisons et fermes des campagnes tranchent avec les majestueux immeubles des villes. Je comprends que c’est ici que se trouve l’image qui colle à la peau de la Roumanie. Celle qu’en ont encore les Allemands de l’Ouest. Mais la Roumanie, cela pourrait aussi être nos zones rurales françaises ! France-Roumanie, un partout !

    Il est temps de rejoindre la Transfagarasan. Et conduire à bord d’une 205 sur cette route, c’est un peu comme en Harley sur la route 66… Si, si ! Un sentiment de liberté extrême. Les paysages sont époustouflants. Les virages s’enchaînent. Mais revenons à l’origine de cette route tracée en 1970… Quand Nicolae Ceaucescu, craignant une invasion de son pays par les troupes soviétiques, décida qu’il fallait ménager une voie permettant à son armée de franchir les Carpates en cas d’invasion par le nord. "Quatre ans et demi, 6 000 tonnes de dynamite et 38 morts plus tard, la Transfagarasan était achevée." Aujourd’hui, les férus d’automobile s’y pressent entre juin et septembre puisqu’elle n’est praticable dans son intégralité que quatre mois par an. Au programme : "courbes rapides, épingles serrées, à-pics vertigineux", assurent les connaisseurs. En 205, on y va tout doux, et lorsque le lac Bâlea s’ouvre à l’horizon, un arrêt s’impose pour que l’automobile se repose un peu. Tandis que mes copilotes et moi, nous allons tranquillement nous restaurer en achetant saucisson et fromage locaux dans les petits chalets qui longent la route. À ce moment, nous avons atteint le bonheur !

    Budapest, ma belle !

    Les juifs hongrois

    Les nazis décident d'occuper la Hongrie le 12 mars 1944, quand le gouvernement hongrois envisage de sortir de la guerre et de demander un armistice séparé. Le pays est occupé une semaine plus tard. 440 000 Juifs sont ainsi déportés jusqu'en juillet 1944. Les Juifs de Budapest sont les seuls à pouvoir être sauvés. Cependant, après le coup d’État des Croix fléchées, le 15 octobre 1944, plusieurs milliers de Juifs sont assassinés dans Budapest ou dans l'ouest du pays…

    Nous serons restés trois jours et deux nuits en Roumanie. Cap vers la Hongrie et sa capitale Budapest, formée en 1873 de la réunion des villes de Buda et Pest. Bien que formant une même ville, ces deux territoires sont très différents. Alors que Pest est plate et très construite, Buda est pleine de collines et de verdure. Historiquement, c’est à Buda que se sont établis les rois, puis les Turcs et l’aristocratie hongroise. Pest était privilégiée, résidence de la bourgeoisie et de la population allemande et juive.

    Côté Buda, au pied du Pont des chaînes, il faut embarquer à bord du funiculaire pour accéder au château et, surtout, à une vue unique sur la ville et sur le Danube qui traverse la ville. "La perle du Danube" porte bien son noble titre. Il fait bon déambuler dans cette capitale à la fois paisible et foisonnante. Et pour ceux qui ont testé les fameuses sources thermales, il paraît que c’est tout simplement merveilleux. Nous, nous avons préféré tester le goulasch local. Oui, ce raid européen m’aura permis de faire d’innombrables découvertes culinaires. Le midi, avant d’arriver à Budapest, nous nous étions laissé perdre dans la campagne hongroise. Parlant allemand comme une vache espagnole, trouver un endroit pour déjeuner fut une véritable gageure. Mais un restaurateur hongrois nous a ouvert ses cuisines et concocté, avec ce qui lui restait, le meilleur des repas du raid. Un simple regard nous a renseignés sur l’authenticité des bons produits et sur la sympathie de ce Hongrois qui s’est plié en quatre pour moi et mes deux copilotes. Nous avons communiqué grâce à un savant ballet de chanson de geste et de sourires sincères. C’est cela Europ’raid !

     

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    En savoir plus : www.europraid.fr

     

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    Delphine Blanchard - Journaliste
    Delphine Blanchard - Journaliste

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