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    À Nantes

    Le Hackacon, marathon d'absurdes innovations

    Stupid Shit No One Needs Hackathon à San Francisco en mai 2016 Stupid Shit No One Needs Hackathon à San Francisco en mai 2016 - © Mitch Altman

    Rassembler des compétences de pointe. Provoquer une effervescence créative. Tirer parti de l'incroyable potentiel des nouvelles technologies pour inventer des applications innovantes… mais qui ne servent à rien ! Le 29 octobre prochain, Stereolux accueille le premier "Hackacon" de France. Interview de Bastien Kerspern, l'un des deux jeunes designers nantais qui organisent cet événement décalé.

     

    C'est quoi un hackacon ?

    "Un hackacon est conçu comme un hackathon, un marathon créatif en 24 ou 48 heures pendant lequel les participants doivent utiliser les nouvelles technologies pour inventer des applications innovantes. Le hackacon s'inscrit un peu en réaction à ce genre d'événements où on pense pouvoir résoudre des problèmes en quelques heures avec une application "sortie du chapeau". C'est aussi l'occasion de se rassembler pour faire un peu n'importe quoi. Le Hackacon s'adresse notamment aux professionnels de la créativité et de la communication qui se prennent beaucoup au sérieux tout au long de la semaine, et leur permet de se lâcher sur des projets qui n'ont pas vocation à changer le monde."

     

    Pourquoi en organiser un à Nantes ?

    "D'abord parce qu'il y a beaucoup de hackathons à Nantes, dont quelques-uns qui se prennent très au sérieux, et aussi car Camille Azam et moi, les deux organisateurs, sommes Nantais. Mais la raison principale, c'est qu'ici il y a une communauté avec suffisamment de second degré pour se prêter à l'exercice. Nous avons également eu rapidement le soutien de Stereolux Lab pour accueillir l'événement, et les choses se sont faites naturellement."

     

    Comment l'idée vous est-elle venue ?

    "Camille est elle aussi designer d'interaction. Elle travaille dans une SSII nantaise et intervient sur des projets complexes de grandes entreprises. Cela faisait quelque temps que nous avions tous les deux des idées d'applications stupides, et nous nous sommes dit que ça serait bien de se donner du temps pour les creuser, mais aussi pour permettre à d'autres personnes de se joindre à notre délire et à notre ambition sans queue ni tête. Nous nous sommes également inspirés d'un projet qui nous plaisait à tous les deux et qui s'est lancé à New York et San Francisco il y a environ deux ans, le Stupid Things Hackathon (voir encadré). Le principe a été décliné au Canada ou en Angleterre, et nous avions envie de le faire en France, en l'adaptant au contexte local et aux particularités franchouillardes."

     

    Quel genre d'inventions peuvent sortir d'un événement comme celui-ci ?

    "Ce sont des inventions totalement absurdes : une imprimante 3D avec du fromage, de la viande connectée, une application qui te dit quand tu dois faire pipi… Il y a aussi un petit côté catharsis. Mais, finalement, certaines idées ne sont pas tellement éloignées de projets pitchés dans des startups weekends ou d'autres événements de ce type et pendant lesquels on ne se rend pas forcément compte qu'une invention est inutile."

    Gif Cheese

     

    Existe-t-il des méthodes pour stimuler la débilité ?

    "Nous proposons des thèmes d'inspirations, sans aucune obligation de les suivre : Endettons nos enfants ; La réalité virtuelle pour les animaux ; Drones et existentialisme ; Connecté et comestible ; L'Uberisation des problèmes gastriques ; Afterworks et sacrifices rituels, ou encore L’e-réputation de Taylor Swift en tant qu’artéfact de la déconstruction du spleen baudelairien dans une société soumise aux transformations du post-modernisme. Nous nous sommes inspirés des archétypes du monde des startups pour les tourner en dérision et apporter de la légèreté, dans une logique de dénonciation par l'absurde."

     

    Le hacka d'hackacon fait référence au hacking (et non à la danse des rugbymen néozélandais). En quoi es-tu toi-même un hacker ?

    "Je ne suis pas un hacker dans le sens de pirate informatique, mais plutôt un bidouilleur, un adepte du détournement et du Do It Yourself. J'ai mené plusieurs projets sur la citoyenneté comme NDDL Newsgame, un jeu vidéo qui "hacke" les codes du débat public afin de permettre à chacun de se faire sa propre opinion sur la polémique de l'aéroport de Notre Dame des Landes, ou l'Atelier de la gouvernance qui visait à permettre aux citoyens de construire leurs propres outils pour s'informer, s'exprimer et participer pleinement aux élections municipales. Sur le champ technologique, j'ai bidouillé plusieurs choses autour de l'opendata, comme les sites creadata et datake-away, dont l'objectif est de permettre aux internautes de comprendre ce qu'est l'opendata et de s'emparer d'une matière qui peut sembler exotique ou complexe."

     

    La fin du terme hackacon est plutôt explicite. En quoi es-tu toi-même un con, et pourquoi la connerie joue-t-elle un rôle central dans votre événement ?

    "Je suis un con car j'aime beaucoup l'absurde et me moquer gentiment de ce que je fais. Nous souhaitons que les participants viennent à cet événement avec la ferme intention de faire de la merde. Surtout, ne pas le prendre comme un exercice créatif qui permettra d'apprendre des choses, car ce serait ajouter une couche d'utilitarisme à un événement qui en est totalement dépourvu. Pour se moquer des codes déjà bien établis de l'innovation, les participants devront aussi être résolument de mauvaise foi et un peu jouer aux cons. Nous avons d'ailleurs prévu deux autres formats, en plus du marathon créatif. D'abord le "Business Mortel Canvas", un exercice qui s'adresse plutôt à des personnes qui n'ont pas de compétences techniques et travaillent dans la communication ou le développement commercial. L'objectif : inventer les modèles économiques les moins éthiques possible. Là aussi, l'enjeu sera de voir à la fin en quelle mesure ce qui aura été inventé se rapprochera de la réalité, en France et ailleurs dans le monde. Sur le temps de pause du midi, nous proposons enfin le "Pitch exquis". Un peu sur le principe des Pecha Kucha, des orateurs devront présenter un projet de startup en quelques minutes et sans maîtriser le défilement du diaporama derrière eux… sauf qu'ils ne connaîtront pas le contenu des slides à l'avance ! Il n'y aura donc aucune cohérence entre l'idée et les visuels, et il s'agit d'un exercice d'improvisation pas évident du tout."



    Il s'agit d'une première édition. Avez-vous déjà prévu d'en faire un rendez-vous régulier ?

    "C'est un ballon d'essai, et nous allons voir comment ça se passe. Nous sommes déjà agréablement surpris, car il y a pas mal d'inscrits, dont plusieurs qui viennent de Paris. Si l'engouement se confirme, je pense qu'il y aura d'autres éditions. Et nous ne comptons pas monopoliser le concept : si d'autres personnes souhaitent s'en emparer et essaimer le Hackacon dans d'autres villes de France, cela se fera… en bonne intelligence !"



    1er Hackacon – Gratuit, sur inscription
    29 octobre 2016 de 9 h 30 à 18 h à Stereolux (Nantes).
    Session d’échauffement créatif au Kiosko le vendredi 28 octobre de 18 à 20 h.

     

    En savoir plus :

     

    5 applications vraiment stupides

    Sélection de cinq projets absurdes issus du Stupid Shit No One Needs & Terrible Ideas Hackathon.

     

    1 - NonAd Block, une extension pour le navigateur Chrome qui bloque tout le contenu des sites web… excepté les publicités (inventeurs : Miklos Pataky / Carl Jamilkowski).

    Gif pub Yahoo



    2 – Holdr, une application mobile qui vous prévient lorsque vous tenez votre smartphone à la main (Sam Tarakajian).



    3 - Unfriend the Poors, un service permettant d'identifier vos amis pauvres sur Facebook afin de ne plus être leur ami.

    Poors good Facebook

     

     

    4 – Shakie Selfie, une application mobile qui ne prend des photos que lorsque le téléphone est secoué vigoureusement, pour être sûr d'avoir une photo floue (Sam Sadtler).

     

     

    5 - Soylent Dick, un pénis fait en soylent (une boisson conçue pour remplacer des repas entiers) et qui éjacule du soylent. (Nicole He / Katherine Pan / Chino Kim).

    Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef
    Thibaut Angelvy - Journaliste, webmaster et rédaction en chef

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