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    Le Rio+20 des acteurs ligériens

    Tribune de l'Institut Kervegan sur le Rio+20 des acteurs ligériens Tribune de l'Institut Kervegan sur le Rio+20 des acteurs ligériens - © Terri(s)toires

    L’énergie de la société civile mobilisée sur les enjeux locaux… "Aux acteurs locaux de continuer à agir, c’est par la base qu’on arrivera à des résultats concrets". Jean Claude Charrier, vice-président du MFQM Pays de la Loire, traduisait ainsi ce qui devient après chaque événement mondial comme le Rio + 20 une évidence : il y a un désaveu complet des États sur le sujet du développement durable. (un édito de la Tribune Libre de l’Institut Kervégan, par Stéphanie Rabaud).

    Les lycéens invités à Rio dans la délégation des Pays de la Loire sont revenus avec ce même constat parlant du "dilettantisme des États, mais d’une forte mobilisation citoyenne", regrettant sur ce dernier point le manque de relais dans les médias. À Rio, il y a ainsi eu le "on" et le "off". Et ce qui a caractérisé le "off" fut la dynamique d’une société civile organisée et prête à agir : "Les jeunes sont prêts à bouger à l’échelle mondiale, nous avons pu rencontrer et échanger avec des jeunes Chinois et s’accorder sur des valeurs communes".

    Avec l’exemple de l'échec de la création d'une agence de l'ONU spécialisée dans l'environnement, Jean Pierre Le Scornet, Président de la commission Aménagement du territoire/environnement au conseil régional des Pays de la Loire, a lui aussi reconnu que "les États [étaient] impuissants à se saisir des enjeux", appelant de ses vœux un nouvel acte de décentralisation pour aller vers plus de cohérence entre les actes et les discours. "Il ne  faut plus attendre de ces sommets qu'ils résolvent toutes les problématiques, et savoir que l’on mobilise plus facilement sur des enjeux locaux".

    Il y avait une attente très forte à Copenhague, et le constat qui en était sorti s’est confirmé à Rio : celui de l’énergie de la société civile, mais du blocage des institutions.

    Les jeunes et le monde du travail

    Le Rio + 20 des acteurs ligériens* se voulait un point d’étape pour renforcer l’émulation collective sur le développement durable au niveau régional, définir localement une vision partagée, identifier des objectifs chiffrés communs.

    La dimension sociale du développement durable a été abordée dans un atelier consacré à la relation des jeunes avec le monde du travail. Les témoignages et les débats qui ont suivi dans le groupe des jeunes actifs ont mis en évidence une problématique largement partagée : les difficultés dans le choix d’un métier et dans l’intégration dans le monde du travail sont mises en relation avec un déficit d’orientation professionnelle en milieu scolaire. Les jeunes n’apprennent pas à se connaître et à identifier des filières qui pourraient faire sens par rapport à leur personnalité.

    Les jeunes sont peu préparés aux entretiens de recrutement qu’ils conçoivent comme des barrages à l’entrée en entreprise, ils ne savent pas comment se mettre en valeur et répondre aux attentes de l’entreprise qui cherche autre chose qu’un savoir académique. Ils reconnaissent que c’est souvent grâce à l’engagement associatif qu’ils arrivent à développer une meilleure connaissance d’eux-mêmes et de leur capacité à mener des projets, mais que cet engagement ne va pas de soi si on n’a pas un environnement familial qui le favorise. Or c’est souvent sur ces aspects-là qu’un entretien de recrutement va faire la différence.

    Une fois dans l’entreprise, ils reconnaissent avoir des difficultés à obtenir confiance et reconnaissance et ils sont rapidement déçus, car ils ressentent un décalage avec le discours qu’on leur a tenu quand ils étaient en formation : globalement, ils ne sont pas préparés à la notion du temps, au fait qu’il faut faire ses preuves avant d’avoir accès au statut qu’ils recherchent. Leurs aînés leur reprochent de vouloir tout, tout de suite. En retour, ils disent que la vie aujourd’hui est beaucoup plus dure, pour se loger notamment, et qu’ils peuvent difficilement se projeter dans l’avenir.

    Remettre l’humain au cœur de l’entreprise

    De manière générale, leur requête serait de remettre l’humain / l’individu au cœur de l’entreprise (devant l’argent, la rentabilité), qu’on leur permette de trouver du sens dans ce qu’ils font : "On change l’entreprise en changeant les gens qui sont dedans" ; "l’entreprise doit répondre à de vrais besoins, en phase avec les problématiques de notre époque relevant du développement durable".

    Les recommandations qui ont fait consensus ont été présentées en plénière :

    -       développer les passerelles entre les lycées et le monde de l’entreprise, en réalisant par exemple du mécénat de projet avec des élèves,

    -       développer des projets communs entre écoles et associations : des partenariats sur des projets ponctuels pour promouvoir l’engagement dans la société civile et, en retour,  une meilleure connaissance de soi,

    -       dispenser une formation à mener des projets et pas seulement à un métier.

    -       promouvoir la RSE dans l’ensemble des entreprises du territoire régional quelque soit leur taille/structure : promouvoir  des méthodes de recrutement plus orientées vers la personne et moins vers le diplôme et l’exigence de l’expérience à tout prix, avec possibilité d’une mise en situation concrète (sur le modèle anglo-saxon), et surtout former les managers à aider les jeunes salariés à trouver du sens dans leur travail, à tirer le meilleur parti de chacun.

     

    logo Institut KerveganL’Institut Kervégan est un laboratoire d’idées, un centre de réflexion de la société civile. Ce think-tank nantais se donne pour mission d’encourager le croisement des analyses entre les générations, les professions et les disciplines, favoriser l’émergence d’idées innovantes pour orienter les choix des politiques publiques à une échelle locale, nationale et européenne.

    A travers ses débats, ateliers de réflexion et études sociologiques, l’objectif est de favoriser la compréhension du monde pour produire des idées depuis notre territoire de vie.

    www.institut-kervegan.com

     

    * Sur invitation de l’association Escalade Entreprise, l’Institut Kervégan a participé au forum Rio + 20 des acteurs ligériens, un colloque organisé le 3 juillet à Nantes par le Comité 21 des Pays de la Loire et le Mouvement français Qualité management (MFQM) Pays de la Loire.

     


    Parce que les bonnes idées se partagent…

    … et parce que nous croyons qu'il faut toujours favoriser le partage des idées, Terri(s)toires ouvre ses pages aux prises de parole des acteurs des territoires. Notre rubrique "C'est vous qui le dites !" est une chronique où nous souhaitons accueillir les points de vue les plus divers, ceux de simples particuliers et ceux d'experts patentés, parlant en leur nom propre ou pour le compte d'une organisation, d'une association ou d'un groupe… pour en tout cas provoquer le débat.

    Parmi les thématiques que nous privilégions, il y a celles qui intéressent la communauté des "Terri(s)toriens" : les initiatives sociétales de tous ordres, les modes de vie, et la culture dans son sens le plus large. Nous choisissons cependant de ne pas limiter les sujets potentiels, car c'est bien la nouveauté ou l'originalité des analyses, des opinions et des points de vue qui nous intéresse… et qui intéressera les lecteurs de Terri(s)toires.

    La rédaction se réserve le droit d'agréer les propositions qui lui seront faites. Pour proposer un texte, il suffit de nous contacter sur redaction@terristoires.info.

    Stephanie Rabaud, directrice générale de l'Institut Kervégan

     

     

    Stéphanie Rabaud

    Directrice générale de l’Institut Kervégan

     

     

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