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    Les familles d’accueil, pivots du Rezé basket international

    Le Rezé basket international, un brassage interculturel. Le Rezé basket international, un brassage interculturel.

    Né il y a plus de 25 ans, le Rezé basket international reçoit chaque année l’élite mondiale de la discipline dans les catégories de filles de moins de 20 ans. Comment accueillir dans les meilleures conditions près de 100 jeunes basketteuses qui débarquent pendant quatre jours à Rezé, près de Nantes ? Pour loger tout ce beau monde (entraîneurs et reste du staff compris), des familles d’accueil sont mises à contribution. Un choix qui réclame une organisation sans faille, mais qui permet aussi des échanges culturels uniques, au-delà du simple aspect sportif.

    Dans un coin du salon, alignés avec une rigueur quasi-militaire sur leur tancarville, les shorts et les chaussettes rouge et blanche, floqués aux couleurs de la Pologne, finissent de sécher. C’est aussi ça, l’esprit du Rezé basket international (RBI). Les joueuses sont nourries, logées, mais aussi blanchies. Pendant quatre jours, leur présence bouleverse les habitudes des familles d’accueil. Mais c’est la règle du jeu et les familles s’y sont habituées. Elles en redemandent même puisque chaque année, elles se portent à nouveau volontaires.

    Stéphane Gabelle a mis le doigt dans l’engrenage il y a six ans et ne le regrette pas. Depuis, chaque année, il replonge. Cette fois-ci, cet habitant de Vertou a même décidé de prendre deux journées de congé pour pouvoir servir de chauffeur. Chaque matin, c’est lui qui assure la tournée de ramassage des joueuses avec le minibus que lui prête l’organisation. Son métro – boulot – dodo à lui, c’est alors entraînements, matchs, retour à la maison. "L’aventure a commencé un peu par hasard, confie-t-il. Une de mes filles jouait au basket à Rezé et on m’a demandé si nous voulions bien être famille d’accueil. Nous avons accepté et nous ne le regrettons pas aujourd’hui". Avec sa femme Véronique et ses filles, Margaux et Mélanie, il a même accueilli quatre joueuses cette année au lieu de deux habituellement. Et format basketteuses ! En poussant un peu les murs, on y arrive.

    Let’s go Polska!

    Une partie de l'équipe polonaise avec leur famille d'accueil.Mais le rôle d’une famille d’accueil au RBI ne se limite pas à l’intendance. C’est une tradition : peu importe que la nationalité change ou pas chaque année, parents et enfants se transforment en supporteurs numéro 1 de leur équipe.

    Ce jour-là, la Pologne affronte la Suède avec un espoir d'aller en finale le lendemain. Dès l’entame du match, les rouges et blanches prennent l’avantage. Au moins au niveau sonore. Massés dans les gradins, leurs nouveaux fans rythment chaque action. En haut de la tribune, ils ont inscrit un grand "DO BOJU", un encouragement qui peut se traduire par "à l’attaque". Mais l’ensemble des supporteurs présents préfère scander ses encouragements en mélangeant allègrement la langue de Shakespeare et le polonais. Au son des "Let’s go Polska!", il maintient l’ambiance sonore du gymnase Arthur-Dugast de Rezé à un niveau digne d’une rencontre internationale.

    Un objectif : faire plus de bruit que l’adversaire

    L'équipe féminine de Pologne au Rezé basket international."Le public, c’est comme un sixième joueur sur le terrain, il nous pousse vraiment", explique Karolina Stawinska qui, malgré son jeune âge, maîtrise déjà les lieux communs à toute interview sportive qui se respecte. De fait, portée par son public, la Pologne domine largement la Suède et s’impose 61 à 47. Insuffisant cependant pour se hisser en finale, l’équipe venue de l’Est devra se contenter de la troisième place derrière la France et la Belgique.

    "Chaque équipe possède un parrain, note Stéphane Gabelle. C’est lui qui s’occupe, entre autres, d’assurer l’ambiance dans les tribunes. Cette année, c’est Pascal Lanveoc’h qui est chargé de la Pologne. Et il a bien fait les choses. Nous avons reçu des T-shirts et des drapeaux, puis des tambours pour faire un maximum de bruit".

    Entraîneurs gardes-chiourme

    Au retour dans les familles d’accueil, l’ambiance contraste avec celle du gymnase. Sportives de haut niveau et participant à un tournoi majeur, les basketteuses ne plaisantent pas avec la discipline. De toute façon, leurs coaches sont là pour les rappeler à l’ordre, si besoin. Pas question de risquer de prendre froid en restant trop longtemps dans les courants d’air du gymnase. Pas question non plus de se coucher tard la veille d’un match. Et comme il y a match tous les jours...

    "C'est l'entraîneur polonais qui a formé les binômes pour répartir les filles dans les familles, souligne Stéphane Gabelle. Je ne connais pas forcément leurs critères de choix. Mais quelle que soit leur décision, nous sommes ravis de pouvoir discuter avec les joueuses. Nous avons deux filles de 16 et 18 ans, exactement du même âge qu’elles. Les échanges sont très riches. Cela permet de s’ouvrir à d’autres cultures".

    Même son de cloche chez Karolina et Amalia, deux des quatre Polonaises qui ont pris leurs quartiers d’été à Vertou le temps du tournoi : "C’est la deuxième fois que nous nous rendons à l’étranger pour un tournoi, après le Portugal l’année dernière. Mais c’est la première fois que nous sommes logées en familles d’accueil. C’est très différent. Les familles viennent nous encourager pendant les matchs, c‘est sympa".

    Les liens tissés pendant quatre jours peuvent même faire naître de vraies amitiés. Pascal Lanveoc’h, parrain de l’équipe, part cet été en vacances… en Pologne : "Nous allons faire la tournée des copains que nous avons accueillis à Rezé".

    Pour en savoir plus : www.reze-basket-international.fr

     

    Trois clubs pour un tournoi

    Le Rezé basket international est réservé aux joueuses de moins de 20 ans dans différentes catégories. Cantonné au départ, il y a plus de 25 ans, à des équipes françaises, il a depuis acquis une stature internationale pour devenir un des plus grands tournois de sa catégorie. Les huit équipes* invitées cette année participent toutes au championnat d’Europe au Portugal en juillet.

    Le tournoi est organisé par les trois clubs de Rezé : le Basket club Saint-Paul, le Rezé basket 44 et l’Amicale laïque de l’Ouche Dinier. Chaque club se voit attribuer l’accueil de plusieurs équipes. À lui ensuite de rameuter adhérents et connaissance pour assurer l’accueil des jeunes basketteuses pendant quatre jours.

    * France, Belgique, Pologne, Pays-Bas, Croatie, Suède, Turquie, Russie.

     

    Nicolas Démare

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