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    Maison des Poupies : la crèche pour tous

    Quelques cris, quelques pleurs… Rien d’anormal à la crèche Le Jardin des Poupies. Quelques cris, quelques pleurs… Rien d’anormal à la crèche Le Jardin des Poupies.

    Depuis 1993, l’association nantaise la Maison des Poupies lutte pour l’intégration des personnes en situation de handicap, et ce dès le plus jeune âge. Dans les deux crèches qu’elle gère, le Jardin et la Chanson des Poupies, enfants malades et valides cohabitent pour le plus grand bonheur de leurs parents. Reportage.

    Des cris d’enfants, beaucoup de rires, quelques pleurs… a priori, il n’y a rien d’anormal dans la crèche du Jardin des Poupies située près du parc des Dervallières, à Nantes. Des animatrices sont là pour jouer avec les bambins, âgés de quelques mois à 6 ans, les faire manger aussi, les consoler parfois. Non, tout est parfaitement normal. Sauf que… à y regarder de plus près, certains de ces enfants sont en situation de handicap ou d’autres sont atteints de pathologies.

    Pour Michèle Meignier, la directrice, cette mixité entre valides et handicapés est loin d’être un problème : "lorsque nous avons ouvert nos portes, en 1993, beaucoup estimaient que cette cohabitation n’allait pas fonctionner longtemps. Heureusement, à force de travail, nous avons réussi à démontrer à nos détracteurs qu’ils avaient tort."

    Un soutien pour les parents...

    Michèle Meignier, la directrice de l’établissement et fondatrice de l’association « La Maison des Poupies ».

    Les parents d’enfants handicapés apprécient l'initiative. C’est d’ailleurs le douloureux souvenir d’une mère de famille qui est à l’origine de la Maison des Poupies, l’association gérant l’établissement : "Auparavant, je travaillais en réanimation pédiatrique et mon mari était médecin, reprend Michèle Meignier. Un jour, une jeune maman a accouché d’un nouveau-né atteint d’une grosse pathologie. Il y avait un risque de mort ! Pour s’en occuper, elle a dû arrêter son travail. Malheureusement, son compagnon l’a quittée. Étant donné qu’aucune structure n’était prévue pour accueillir son enfant, elle s’est retrouvée seule et n’a pas su rebondir."

    Aujourd’hui, tout le personnel de la Maison des Poupies s’efforce d’établir une relation avec les parents : "Souvent, ils regardent leur progéniture avec de la surprise, voire de l’angoisse. Un peu comme si un Martien venait de descendre sur Terre ! Notre but est de changer cela. Évidemment, cela se fait par beaucoup de dialogue." Les parents peuvent ainsi se faire conseiller, mais aussi rencontrer des personnes confrontées aux mêmes problèmes : "Lorsqu’on a un enfant handicapé, le piège est de se retrouver coupé du monde. Il faut à tout prix éviter cela. Non seulement les familles peuvent continuer à travailler et sortir de la maladie, mais elles peuvent aussi apprendre plus facilement comment s’occuper de leur enfant."

    … Et un chemin vers la tolérance pour les enfants

    « Le Jardin des Poupies » s’est installé dans de nouveaux locaux en 2008. Pour les petits, le but est de les mener vers une vie aussi normale que possible : "Ils nécessitent plus de suivi que les autres, une certaine technicité, mais au final, c’est passionnant et très enrichissant. Chaque cas est unique et d’une certaine façon, on peut dire qu’on réinvente inlassablement notre métier." Michèle Meignier donne alors l’exemple des ateliers de peinture : "C’est une activité qui aide à la motricité. Tous les enfants peignent avec leurs mains de façon à aiguiser leurs sensations. Il serait hors de question que les animateurs fassent l’activité à la place des enfants en difficulté, mais il convient de prendre le temps de les guider."

    Et les enfants dits "normaux" ont également un intérêt à vivre dans cette crèche : "Ils y gagnent déjà une certaine tolérance. Ils ne se posent pas la question de jouer – ou non – avec un enfant malade. Alors nous espérons qu'ils ne se la poseront pas plus tard..."

     

    En savoir plus : www.jardindespoupies.fr

     

    Les Poupies en remettent une couche !

    Depuis juin 2013, la Maison des Poupies compte un nouvel établissement, la Chanson des Poupies, situé dans le quartier Bottière-Chesnaie, toujours à Nantes. Cette nouvelle crèche compte 69 places dont une trentaine pour les enfants atteints de pathologie. Vingt personnes y sont mobilisées. En comparaison, le Jardin des Poupies dénombre 75 enfants (dont un tiers malades) et 27 personnes en animation. Grâce à ce nouveau lieu, l’association espère lutter contre le handicap social : "Nous réservons des places pour les parents en insertion sociale et professionnelle. On essaie d’être plus flexibles et de coller au maximum avec les parents en scolarité. C’est notamment le cas des migrants qui ont des cours d’alphabétisation", témoigne Michèle Meignier.

     

    Aurélien Jousset - Journaliste
    Aurélien Jousset - Journaliste

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