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    Nantes : au cimetière de la Bouteillerie, un gardien qui tombe à point nommé

    Le cimetière de la Bouteillerie à Nantes. Le cimetière de la Bouteillerie à Nantes.

    À l'occasion de la Toussaint, visite guidée du cimetière de la Bouteillerie. Christian Pechet, l'un des gardiens employés par la ville de Nantes, y mène des recherches depuis des années. Un pan d'histoire de Nantes et de ses grandes figures se révèle au fil des noms inscrits sur les tombes et caveaux familiaux, de la famille Decré... au chien Pollux.

    Traverser un cimetière, c’est voyager dans l’espace et dans le temps. Au cimetière de la Bouteillerie, depuis l’entrée qui fait face au Jardin des plantes de Nantes, on passe sur 500 mètres des concessions perpétuelles, antiques tombes et caveaux, aux croix blanches des Morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale, puis au colombarium, aux caveaux actuels… jusqu’à la pelouse qui attend les prochains défunts.

    Même si "la vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible" (Woody Allen), "il y a de la place dans les cimetières de Nantes", nous explique Christian Pechet. Christian Pechet est l’un des 12 gardiens de cimetières de la ville de Nantes. Les 15 cimetières publics de la ville sont répartis en deux secteurs : il n’y a plus d’équipe attitrée par cimetière, mais le bureau de Christian se trouve au cimetière de la Bouteillerie, entre Doulon et le Château des ducs de Bretagne.

    "Un métier d'avenir"

    Exemple de tombe au cimetière de la Bouteillerie à Nantes.

    Comment devient-on gardien de cimetière ? Christian Pechet n’a pas la réponse. Peut-être un attrait pour la mort, mais qui, assure-t-il, "n'a rien de morbide" : il accompagnait il y a une dizaine d’années les personnes en fin de vie.

    Et puis "gardien de cimetière, c’est un métier d’avenir : il y aura toujours des morts !" Si le ton est sérieux, l’homme se distingue aussi par un humour élégant "de gardien de cimetière" qui court le long d’un diaporama de 230 pages, alimenté au fil des citations glanées sur la mort, d’articles de presse ou de ses propres recherches.

    Ne pas confondre : le gardien de cimetière n’est pas le fossoyeur (par ailleurs, il y a de plus en plus de crémations, plus d’un défunt sur deux à Nantes, contre un tiers au national). S’il accompagne les convois, accueille le public, les entreprises de pompes funèbres, et les marbriers (les "gars de terrain"), il a aussi à "gérer" l’occupation des lieux, que ce soit par caveau ou par carré.

    Un gardien qui "enquête"

    Christiant Pechet devant la carte du cimetière de la bouteillerie à Nantes.

    Le travail administratif (facturer, remplir les registres) se double d’un travail d’enquêteur : il n’est pas toujours facile de retrouver les ayants-droits. C’est lui qui, à la Toussaint, viendra voir si la tombe a été soignée par les descendants (fleurs dessus, sable autour). Il a ainsi établi ce chiffre : dans le premier tiers où l’on compte "beaucoup de tombes perpétuelles", seuls 14 % des monuments sont entretenus.

    Christian n’enquête pas que sur les propriétaires à contacter en cas de travaux à entreprendre, ou lorsque la concession (aujourd’hui elles sont de 15 ou 30 ans) arrive à échéance. À ses heures perdues, il s’appuie sur les travaux d’Éric Lhomeau, qui a établi un guide sur les personnalités enterrées dans le cimetière, et de Stéphane Pajot, sur les noms des rues de Nantes, pour retrouver dans ses allées les personnalités qui ont donné leur nom à des rues de la ville des vivants. On trouve ainsi au cimetière de la Bouteillerie les familles Decré, Colombel, Ange Guépin, Ernest Dalby…

    Les visiteurs y croisent d’autres personnalités célèbres : ainsi la famille Cassegrain, le poète René Guy Cadou, que sa muse vient de rejoindre, mais aussi la plus jeune des sœurs Papin (célèbres meurtrières), Léa de son prénom… et Serge Danot, le papa du chien Pollux, dont la tombe est l’une des plus colorées… On venait au cimetière bercé par les sanglots longs des violons de l’automne, et l’on repart avec en tête la musique du Manège enchanté !

    Tombe de Pollux.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Alexandra Fresse-Eliazord - Journaliste
    Alexandra Fresse-Eliazord - Journaliste

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