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Le bonheur n’est pas dans le blé, ép.3

Quand les relations humaines valent de l’or

Marie-Pierre et Bernadette dans le hall Dans le cadre de la consultation publique lancée par la Région des Pays de la Loire, la ferme-auberge-théâtre de l’Herberie à Pouancé a accueilli récemment un débat sur les nouveaux indicateurs de richesse. Une dizaine de participants, d’horizons variés, y ont exprimé ce qui comptait le plus à leurs yeux, à savoir… les relations humaines.

L’heure du débat approche. L’organisateur, Patrick Cosnet, directeur artistique de la compagnie théâtrale qui porte son nom, discute sur la terrasse avec Geneviève et Maurice Rivoire, deux universitaires en retraite, qui joueront le rôle des animateurs. C’est la première fois qu’ils découvrent l'Herberie, ce lieu de culture et d’échanges en pleine campagne (lire par ailleurs).

Marie-Pierre dans la cuisine

Marie-Pierre s’active en cuisine. Elle prépare le dîner qui sera servi tout à l’heure dans la salle de restaurant de la ferme-auberge. Il est 18 heures passées. Il fait encore très bon, dehors. Les fleurs embaument l’atmosphère. La soirée s’annonce douce. Le maître de cérémonie invite ses hôtes à entrer dans la salle qui abrite le théâtre. Pour une fois, Patrick Cosnet n’est pas l’auteur de la pièce qui va s’y dérouler pendant deux heures. Si tant est qu’on puisse désigner ainsi le débat sur les nouveaux indicateurs de richesse.

Nous sommes 11 personnes autour de la table : Yannick, régisseur de la compagnie, Jean-Pierre, comédien, Laure, ingénieure qui travaille à Paris, Nicole, psychologue scolaire retraitée, Raymond, paysan retraité, sa femme, Mylène, cadre de banque retraitée et présidente du syndicat d’initiative de Pouancé, Raphaël, enseignant dans une école d’ingénieur, Maurice et Geneviève Rivoire, les animateurs et rapporteurs du débat, Patrick Cosnet et moi, petite souris pour le site Terri(s)toires.

"Le respect de l’autre et de la diversité humaine"

le débat Les présentations faites, Geneviève rappelle le déroulement structuré autour de six questions afin de cerner ce qui compte le plus pour chacun en termes de richesses. Et dès la première question – "quelles sont les richesses que nous avions et que nous n’avons plus ?" – les réactions fusent : "On a perdu l’enthousiasme de l’engagement collectif", "On a perdu la relation avec la nature", "on ne voit plus d’enfants dans la campagne", "on veut tout sécuriser", "on a perdu les lieux d’échange et de parole"… Chacun écoute la parole des autres, les réponses des uns suscitant de nouvelles remarques. Le débat

"Quelles sont les richesses que nous avons aujourd’hui, et que nous n’avions pas auparavant ?" Là, les participants soulignent que si, la technologie a permis d’améliorer la vie quotidienne, mais il faut l’utiliser à bon escient. Ils citent aussi "l’ouverture au monde grâce aux nouveaux moyens de communication" et "l’amélioration de l’accès au savoir". Mais pour savoir quelles sont les richesses qui ont été préservées, les mots se font soudain rares, sauf pour citer "les relations familiales" et "la redécouverte des savoir-faire anciens".

Le débat Tout en écoutant les échanges et en prenant des notes, Geneviève regarde régulièrement sa montre. Le temps de deux heures imparti pour répondre aux six questions touche à sa fin. À 20 h, la mission est accomplie : les invités ont dit ce qu’ils avaient sur le cœur et les carnets de notes sont bien remplis. Pour résumer, tous souhaitent transmettre aux générations futures "une nature en bonne santé", "des territoires vivants", "l’équilibre des valeurs", "la possibilité de ne plus tout décider par rapport à l’argent", "le respect de l’autre et de la diversité humaine, des opinions, des cultures, des religions".

Autour de la table… et sur scène

C’est l’heure de passer à table. Au menu : salade de gésiers décorée d’une fleur de capucine, aumônière d’agneau accompagnée de légumes du jardin, et crumble aux pommes. Ce délicieux dîner permet de poursuivre le débat et de faire plus ample connaissance.  Patrick Cosnet et Jean-Pierre s’éclipsent avant le dessert, afin de se mettre dans la peau de leur personnage. Tout à l’heure, ils seront sur la scène du théâtre…

la pièce de théâtre La pièce s’intitule À part ça, ça va. Deux frères, une sœur et leur cousin sont les héritiers de tonton Bébert, célibataire sans enfant qui avait su mettre de côté. Mais en famille, tout est toujours plus compliqué qu'on ne le pense : il y a des secrets que l'on apprend, d'autres que l'on cache, des vieilles histoires qui remontent à la surface, des règlements de compte, des amours cachées… Une autre manière de réfléchir à la notion des valeurs et au sens de la vie.

 

Retrouvez la compagnie de théâtre Patrick Cosnet à l'Herberie dans l'article Culture à la campagne

Ce qui compte le plus

 

Retrouvez les témoignages de Mylène Penhouet et Patrick Cosnet :

Anne Rocher - Journaliste
Anne Rocher - Journaliste

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