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    Dans la roue d'Europ'raid, ép. 3 (Slovénie - Croatie - Bosnie-Herzégovine)

    Sur les traces de l’ancienne Yougoslavie, l’espoir renaît

    Mostar, en Bosnie-Herzégovine Mostar, en Bosnie-Herzégovine

    Le voyage se poursuit de la Slovénie à la Bosnie-Herzégovine, en passant par la Croatie. Après des débuts sportifs, le raid prend un tournant plus historique avec le début de la traversée des Balkans. Cette région d’Europe a vécu des heures sombres lors des "guerres de Yougoslavie", entre 1991 et 2001. Les traces du passé sont là. Que la mémoire ne s’efface pas. Ne surtout pas oublier pour mieux avancer. (troisième épisode du feuilleton Dans la roue d'Europ'raid)

    À partir de la Slovénie, l’aventure culturelle d’Europ’raid peut enfin commencer… La traversée des villes de Ljubjana, Jablanac et Mostar est bien la preuve que la compréhension d’un territoire passe d’abord par la connaissance d’une civilisation. Il est temps de rappeler ici qu’au sens premier, la cité c'est "une création culturelle collective diverse"… Les anciens pays de la Yougoslavie sont le plus bel exemple de ce vivre-ensemble qui arrive enfin après des conflits terribles qui ont vu des milliers de morts. Impossible d’être léger quand on entre dans ces terres qui ont vécu le pire.

    La Slovénie a su faire sa transition politique

    Hitler divise en 1941 la Slovénie entre l'Allemagne, l'Italie et la Hongrie. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, l'essentiel du territoire slovène est sous la domination de l'Italie fasciste.

    Tout comme l'Albanie ou la Roumanie, la Yougoslavie est restée hors du bloc communiste formé par l'Union Soviétique à partir de 1945. La Slovénie était toutefois dirigée par un régime communiste local, au sein de la Fédération de Yougoslavie.

    Aux premières élections présidentielles du 6 décembre 1992, l'ancien communiste Milan Kucan l'emporte largement. Le passage à la démocratie et à l’économie de marché fut réalisé progressivement.

    Ces guerres récentes ne sont toujours pas au programme des cours d’histoire. Mais on en a tous entendu parler. J’avais 9 ans en 1991 et ce ne sont pas les images à la télévision qui m’ont marquées. Non ! Les images passent mais les récits de vies déchirées restent. Une amie Yougoslave de mes parents a vécu ces années terribles et, pour la petite fille que j’étais, la Yougoslavie semblait le bout du monde où des peuples, pourtant voisins, se déchiraient. Alors arriver au cœur des Balkans, en Peugeot 205, entre les cinquième et sixième jours du raid, après "seulement" 36 heures de conduite et 2600 km, la petite fille au fond de moi n’a pas dit "C’est quand qu’on arrive ?", mais " Le bout du monde était pourtant si proche…"

    Ljubljana : la résistante et l’indépendante

    Comment oublier les récits de cette dame, concierge à Paris, chez qui nous allions boire le café turc (avec toujours trop de marc au fond de la tasse !) ? En traversant Ljubljana, la capitale de la Slovénie, on ne peut pas oublier que ce pays a été le premier à prendre son indépendance, dès juin 1991. Le dragon, emblème de la ville, veille sur ses habitants. Pourtant la ville en a vécu des rebondissements. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut occupée par l’armée italienne, puis l’armée allemande, qui entoura la cité de 30 km de barbelés en 1942 afin d’écraser le mouvement de résistance naissant. Quand on se balade aujourd’hui dans les rues de cette charmante capitale à taille humaine, on ne retient que la douceur de vivre. Il faut avoir vécu des tempêtes pour savoir instaurer le calme…

    En Croatie, de la belette au chien

    Même si la Croatie fait partie de l’Union Européenne depuis le 1er juillet 2013, elle n’a pas encore accepté l’euro et il faut payer en Kunas. En croate, "kuna" signifie "martre", du nom de ce petit animal dont la peau servait de monnaie d'échange à une certaine époque. Sur toutes les pièces, coté pile, on retrouve ce petit animal, qui fait partie de la famille des belettes.

    La Dalmatie est une région côtière de la Croatie. C'est d'ailleurs cette région qui a donné son nom au fameux chien, consacré par Walt Disney. Dans la guerre contre les Turcs, les Croates les avaient dressé comme chiens de garde pour attaquer les chevaux des Ottomans.

    Le jour suivant, direction la Croatie et il serait facile de se laisser bercer par les magnifiques paysages de la côte adriatique. Elle sait séduire, cette route longeant la mer. Elle vous fait de l’œil pour mieux oublier le passé récent ? Peut-être… Le même jour que la Slovénie, en juin 1991, la Croatie a en effet proclamé son indépendance, prenant de court l’armée fédérale et Belgrade, donnant alors naissance au conflit meurtrier qui durera dix longues années.

    Les impacts de balle dans les murs de Mostar

    Les passages de frontière ont ici un sens, encore plus qu’ailleurs. Ça râle parfois parce que nous y passons un temps fou. Mais nous, nous pouvons passer d’un pays à l’autre sans trop de problème ! Attendre quelques heures quand ces pays ont mis dix années pour atteindre la paix, cela reste bien dérisoire… Et arriver à Mostar en Bosnie-Herzégovine, c’est découvrir une splendide cité orientale qui, si elle est en plein renouveau, n’oublie pas son passé meurtrier. Les bâtiments criblés d’impacts de balles. Des façades en ruine. Des immeubles détruits. Et des chiffres déchirants : 96 000 morts (dont 38 700 civils). Se prendre tout cela en pleine face quand, au détour d’une ruelle, on se retrouve devant l’indicible. Ces maisons devenues des passoires, transpercées par les balles. Parce que différentes ethnies n’ont pas voulu vivre ensemble. Parce que des politiques nationalistes furent mises en place à une certaine époque. Sans nul doute, l’espoir renaît aujourd’hui quand, dans une même rue, l’œil s’accroche successivement à un minaret, un clocher orthodoxe ou catholique, un mur de synagogue... La petite fille devenue grande se dit : "Ce n’est pas si loin. Et eux, ils y arrivent…"

     

    Un triumvirat en Bosnie-Herzégovine !

    Le gouvernement de la Bosnie-Herzégovine est unique : c'est le seul pays à être dirigé par un triumvirat ! La constitution veut en effet que les trois ethnies majoritaires du pays (serbe, bosniaque et croate) soient chacune représentées par un président.

     

    Cliquez sur une photo pour l'agrandir

     

    En savoir plus : www.europraid.fr

     

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    Delphine Blanchard - Journaliste
    Delphine Blanchard - Journaliste

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