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    Un destin foudroyé

    La couverture du livre Un destin foudroyé de Kodjovi Obilalé. La couverture du livre Un destin foudroyé de Kodjovi Obilalé.

    En janvier 2010, le gardien de but Kodjovi Obilalé fait partie de la sélection togolaise de football. Il s'apprête à disputer la Coupe d'Afrique des nations, mais il est gravement blessé lors de l'attaque du bus de sa délégation par des rebelles du Front de libération de l’enclave de Cabinda. Ses jambes ne répondent plus, sa carrière est terminée et sa vie est à reconstruire. Histoire d'un destin foudroyé en plein envol.

    Cinq ans après l'attaque du bus de la sélection du Togo qui a fait deux morts, Kodjovi Obilalé, l'un des blessés, revient sur le drame et raconte son combat pour la vie dans le récit autobiographique Un destin foudroyé. Son témoignage, sincère et poignant, livre un message de paix contre toutes les formes de terrorisme.

     

    Un destin foudroyé de Kodjovi Obilalé, éditions Talent sport, 256 pages, 18 €. Achat en ligne sur le site de la Fnac ou Amazon.

     

    Au sommaire :

    

  • "Coucou, ne t’inquiète pas, je suis juste en sang"

    Angola, 8 janvier 2010. L'équipe nationale de football du Togo est en route vers la CAN. En traversant l'enclave de Cabinda, le bus est pris sous le feu de rebelles et se transforme en un piège de métal criblé de balles. Récit à la première personne du gardien Kodjovi Obilalé, gravement blessé lors de l'attaque, auteur du livre Un destin foudroyé.

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  • "Sortir de ce merdier au plus vite"

    Kodjovi Obilalé, ancien gardien de but de l'équipe nationale du Togo, a été gravement blessé lors d'une attaque terroriste en 2010. Dans son livre, Un destin foudroyé, il raconte le calvaire de sa lente guérison, ses peurs et ses hontes. "Renvoyé au rang de nourrisson ou de vieillard sénile", l'athlète devenu infirme doit ravaler sa fierté et se battre pour retrouver une vie normale.

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  • Le retour aux sources pour "devenir quelqu’un"
    Le retour aux sources pour

    Pour se reconstruire, l'ancien footballeur togolais Kodjovi Obilalé est revenu à ses racines paternelles. Au pays Akposso, dans le village d'Ouga, dont son grand-père a été roi. Un voyage qui ressource, première étape vers sa nouvelle vie. Troisième et dernier extrait du livre Un destin foudroyé.

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  •  

    Victime du terrorisme

    Kodjovi Obilalé, le gardien de but qui ne baisse jamais les bras

    Kodjovi Obilalé, auteur de Un destin foudroyéDevenir footballeur professionnel en Europe est un rêve pour beaucoup de jeunes Africains. À 17 ans, le Togolais Kodjovi Obilalé, gardien de but prometteur, peut y croire. Un agent le fait venir en France pour des essais chez les Chamois Niortais et au FC Lorient, mais c'est un échec : "la priorité était donnée aux jeunes de leur centre de formation", regrette-t-il. Fan de "Gigi" Buffon et Edwin van der Sar, "des gardiens qui ont connu une carrière exceptionnelle grâce à une bonne hygiène de vie*", Kodjovi rentre en Afrique mais continue de croire en sa bonne étoile. À 19 ans, comme un symbole, il intègre l'Étoile Filante de Lomé, club sacré sept fois champion. À 22 ans, devenu international (il fait partie du groupe qui dispute la Coupe d'Afrique des Nations puis la Coupe du monde en 2006), il retente sa chance en France. Deuxième échec.

    Cette fois, il reste en Bretagne et joue pour le CS Queven qui évolue en DRH (équivalent de la septième division). En 2008, il passe un cap en étant transféré au GSI Pontivy, alors en CFA (quatrième division). Il grimpe les échelons, et le rêve se rapproche. "En 2010, je commençais à avoir des contacts avec des clubs professionnels avant de partir à la CAN." Cela sera en fait sa dernière saison. Grièvement blessé pendant l'attaque du bus de sa sélection par des séparatistes angolais, il doit tirer un trait sur sa carrière de footballeur et craint même quelque temps de devenir stérile. Cinq ans après le drame, il a décidé de revenir sur ce traumatisme avec un livre autobiographique, Un destin foudroyé. "C'est une forme de thérapie, une manière d'extérioriser. Ma vie a totalement basculé", explique le jeune homme de 31 ans, père de deux enfants. "J'ai un moral d'acier, mais cela a été très dur. Désormais, je vais mieux. J'ai troqué le fauteuil roulant contre des béquilles, je suis autonome, j'ai repassé le permis et je conduis…"

    Aujourd'hui, Kodjovi Obilalé s'efforce de partager son expérience au quotidien pour lutter contre la violence. "J'ai passé un diplôme d’éducateur spécialisé, et je me suis engagé auprès de jeunes en réinsertion via l’association lorientaise Remise en Jeu. J'essaye de leur inculquer des valeurs d'humanité, de les amener à relativiser et à se responsabiliser. Car le premier ennemi de l'homme, c'est l'homme lui-même. Il faut agir pour que la paix puisse s'imposer partout dans le monde. À mon niveau, j'ai le sentiment de faire le maximum en me levant tous les matins, malgré la douleur, pour aller travailler avec ces jeunes en difficulté. Je me sens utile, et cela donne un sens à ma vie." Non seulement Kodjovi ne baisse pas les bras, mais c'est aussi le premier à se relever les manches.

    * van der Sar a joué au plus haut niveau jusqu'à 41 ans et Buffon est encore le gardien titulaire de la Juventus et de l'Italie à 37 ans.


    Thibaut Angelvy

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